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Le maire Pierre Brodeur reçoit des appuis pour continuer la poursuite du Journal St-Lambert

Lundi 10 Décembre 2018

Devant l’annonce de ses intentions de continuer la défense des intérêts de la municipalité et ceux des autres demandeurs dans le cadre de la poursuite contre le Journal St-Lambert, le maire Pierre Brodeur a reçu plusieurs témoignages d’appui de la part de citoyens.

Il tient à partager l’un de ces encouragements provenant de Michel Tremblay, qui a écrit une lettre s’adressant à l’éditeur du Journal St-Lambert :

M. l’éditeur, en tant que résident et contribuable de la rue Oak à Saint-Lambert depuis plus de 20 ans, il est toujours intriguant de lire, dans la dernière édition de votre Journal, que la ville s’apprête à « assumer des frais légaux qui pourrait bien dépasser le demi-million de dollars » dans ce litige, vous opposant, qui a débuté en mai 2012.

Dans votre article, non signé, vous faites référence à une infolettre de la ville et à « un jugement bien connu ». Un vieux principe journalistique nous indique que nous ne devrions jamais présumer que le « jugement est bien connu ». Plusieurs de vos lecteurs ne sont sans doute pas au courant de cette saga juridique.

Dans ce cas-ci, un rappel des faits pourrait éclairer vos lecteurs au sujet de la pertinence, ou non,  de dépenser autour de 500 000 $ en frais juridiques. Bien qu’il soit mentionné que cette cause soit reliée à une atteinte à la réputation et que les audiences, devant la Cour d’appel du Québec, débuteront le 21 février prochain, RIEN n’est écrit au sujet du fait que le Journal a été sévèrement condamné, une 1ere fois, par la Juge Marie-Claude Amstrong dans un jugement de la Cour supérieure du Québec rendu en mars 2017.

Un rappel des propos de la Juge Amstrong nous aurait peut-être aidés à mieux comprendre la pertinence, ou non, pour la ville, d’injecter cette somme d’argent afin de poursuivre le combat juridique? Les conclusions du Tribunal dans ce «jugement bien connu» devraient être rappelées à vos lecteurs et aux citoyens de Saint-Lambert

Les citoyens devraient savoir que, selon l’analyse du Tribunal , « plusieurs de vos articles (reliées à cette cause) ont été jugés fautifs ou diffamatoires ». Les citoyens devraient aussi savoir que, même si la Ville cesse de répondre à des demandes d’information, « rien n’autorise M Léonardo à publier comme des faits des propos dénigrants dont les sources habituelles ne sont pas fiables ».

Les citoyens devraient aussi savoir que « le Journal a sciemment attaqué, à répétition, la réputation des demandeurs et que le Journal a propagé des commentaires méprisants, des insinuations visant à discréditer les demandeurs aux yeux de la population et ont porté des accusations non fondées à leur endroit.

Les citoyens devraient aussi savoir que, de la façon dont M Léonardo a privilégié les propos et positions de Alain Dépatie, « ça démontre de façon évidente que M Léonardo a enfreint ses obligations quant au respect du droit à l’information dans le traitement de l’information et a commis des manquements à la déontologie journalistique. »

Vous pourriez aussi rappeler aux citoyens que le Tribunal a « constaté que, pendant le mandat de l’administration municipale en place de 2009 à 2013, le Journal s’est mis au service inconditionnel et quasi exclusif de Alain Dépatie et que la couverture des affaires municipales n’a pas été traitée de manière équilibrée, pondérée ou exacte. » Vous pourriez aussi préciser que cette situation a été qualifiée de « troublante » par le Tribunal.

Le Tribunal affirme aussi que « les articles du Journal ont porté atteinte à la réputation des élus (2009 à 2013) et qu’ils ont amené les citoyens à percevoir les élus comme étant dépourvus de compétence ou d’intégrité ». Le Tribunal affirme aussi « que le Journal a publié, à l‘égard des élus (2009 à 2013) des informations erronées, inexactes et non conformes aux faits et aux évènements. »

Il sera intéressant de suivre les travaux de la Cour d’appel du Québec à compter du 21 février prochain.

En attendant, je ne vois aucun problème à ce que l’actuelle administration municipale dépense 500 000 $ pour continuer à défendre la réputation de ses élus. Réputation, comme l’indique clairement le jugement Amstrong, qui a été discréditée, à plusieurs reprises, par des articles du Journal qui ont été qualifiés « d’erronés, inexactes, non conforme aux faits, non vérifiés, fautifs, diffamatoires et servant sciemment à attaquer et discréditer, à répétition,  la réputation des élus auprès de la population ».

Michel Tremblay
Résident de l’avenue Oak

Le maire aimerait en profiter pour faire une mise à jour sur le coût de la poursuite. Contrairement à ce qui est véhiculé, la poursuite est actuellement en deçà de 300 000 $.

Rappelons qu’à la suite du jugement de l’honorable juge Marie-Claude Armstrong rendu le 27 mars 2017 donnant gain de cause à la Ville de Saint-Lambert et aux autres demandeurs dans leur poursuite en diffamation à l’encontre du Journal St-Lambert, Les Publications Leonardo avait décidé d’en faire appel. Le jugement peut être consulté en ligne.